Ousmane Sonko a été reconduit à l’unanimité à la présidence du Pastef, samedi à Diamniadio, en banlieue de Dakar. Les 583 délégués des sections nationales et de la diaspora, réunis pour le tout premier congrès du parti depuis sa fondation en 2014, ont renouvelé leur confiance au président de l’Assemblée nationale sans qu’aucune voix dissidente ne s’élève. Le résultat a été proclamé par Ngouda Mboup, chargé de superviser le scrutin.
Avec 130 sièges sur 165 à l’Assemblée nationale, le Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) dispose d’une majorité écrasante lui permettant, à tout moment, de déposer une motion de censure et de faire tomber le gouvernement en place.
Car depuis le limogeage de Sonko du poste de Premier ministre, le paysage politique sénégalais s’est profondément reconfiguré. Son successeur, le banquier Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, a formé le 2 juin un gouvernement que le Pastef a officiellement boycotté, bien que des alliés et des membres dissidents du parti y participent.
Un avertissement voilé qui illustre la tension persistante entre le président de l’Assemblée et le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, dont la brouille avec son ancien Premier ministre continue de remodeler les équilibres du pouvoir à Dakar.
