La Cour de justice de la CEDEAO a tenu des audiences itinérantes à Conakry du 15 au 18 mai 2026. Plusieurs affaires ont été examinées, donnant lieu à des décisions contrastées.
Lors de cette session, le président de la Cour de justice de la CEDEAO, Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves, a rappelé que ces audiences hors siège visent à renforcer la proximité entre l’institution judiciaire communautaire et les citoyens, tout en améliorant la compréhension des mécanismes régionaux de recours.

Parmi les verdicts les plus marquants, l’État togolais a été condamné à verser quinze millions de francs CFA à un ancien militaire, détenu seize mois sans jugement puis radié de l’armée. La Cour a retenu de multiples violations de ses droits fondamentaux. En revanche, un agent de la CEDEAO qui réclamait le paiement de son salaire a été débouté, faute d’avoir épuisé les voies de recours internes. De même, les requêtes contre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, accusés de violations des droits de l’homme, ont été rejetées, la Cour n’ayant identifié aucune victime certaine. Enfin, les affaires visant la Commission de la CEDEAO et la Conférence des chefs d’État ont été renvoyées à une date ultérieure.

À travers cette session organisée à Conakry, la Cour de justice de la CEDEAO confirme sa volonté de promouvoir l’État de droit, la protection des droits humains et l’intégration régionale au sein de l’espace communautaire ouest-africain.
