
La procédure connaît un nouveau report devant la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), saisie d’un dossier mêlant soupçons de manœuvres frauduleuses et contestation d’une ancienne décision judiciaire.
Réunie mardi, la juridiction n’a pas pu examiner le fond de l’affaire en raison de la non-comparution des quatre personnes mises en cause, parmi lesquelles Sékou Keita, conseiller en communication institutionnelle et judiciaire au ministère de la Justice.

Les autres prévenus, Fatoumata Traoré, Bintou Doumbouya et Fayala Traoré, ne se sont également pas présentés. Le contentieux remonte à une décision prononcée il y a plus d’une décennie par le tribunal de première instance de Dixinn. La partie plaignante remet aujourd’hui en cause la validité de cette décision, soutenant qu’elle s’appuierait sur des pièces litigieuses, dont un document présenté comme un marché d’équipements militaires lié à l’ancien ministre de la Défense Mohamed Diané.


Les débats ont aussi fait ressurgir des accusations portant sur de supposées démarches de conciliation engagées en marge de la procédure. Face à l’absence répétée des mis en cause, le parquet a plaidé pour un durcissement de la réponse judiciaire. Le président de la formation, Francis Kova Zoumanigui, a fixé une nouvelle audience au 19 mai, avec la possibilité de mesures de contrainte si les intéressés ne répondent pas à cette nouvelle convocation.
En réaction sur sa page Facebook, Sékou Keita à réagi sur la décision de la CRIEF. Pour lui, il s’agit d’une erreur matérielle, a-t-il tenté de rassurer.


