Face aux tensions sur les marchés énergétiques mondiaux, le gouvernement guinéen choisit de préserver le pouvoir d’achat des ménages en absorbant une partie du surcoût.
Le gouvernement guinéen confirme sa politique de stabilisation des prix à la pompe. Malgré un contexte international marqué par de fortes tensions sur les marchés de l’énergie, le litre de carburant reste fixé à 12 000 francs guinéens.
La ministre des Finances, Mariama Ciré Sylla, a défendu ce choix. Selon elle, la Guinée subit des chocs qui échappent à son contrôle. Elle a mis en avant la solidarité nationale comme principe directeur de cette décision et a évoqué un effort budgétaire exceptionnel consenti par l’État.
Concrètement, les pouvoirs publics prennent en charge une partie du surcoût afin qu’il ne soit pas répercuté sur les consommateurs. Cette mesure vise aussi à contenir le coût du transport, dont l’évolution pèse directement sur le prix des denrées et sur le budget des ménages.
Reste à savoir combien cet effort coûtera aux finances publiques et combien de temps il pourra être soutenu si les cours mondiaux restent élevés. Le gouvernement n’a pas détaillé, à ce stade, l’ampleur de la compensation ni son calendrier.
