Dans une lettre adressée à la Direction Générale de France 24 et datée du 24 septembre 2026, Malick Diakité, correspondant de la chaîne française en Guinée, a annoncé sa décision de mettre fin à ses fonctions.
Dans ce courrier, le journaliste évoque une décision « mûrement réfléchie », motivée par la volonté de « réaffirmer son attachement profond » à son pays. Il indique vouloir désormais consacrer une nouvelle étape de son parcours à « la Guinée, à sa jeunesse, ses femmes et à des projets au service de sa nation », tout en saluant les équipes de France 24, notamment le bureau de Dakar et la rédaction du Journal Afrique, avec lesquelles il affirme avoir eu « le privilège de travailler ».
Cette démission intervient une semaine seulement après une crise ouverte entre France 24 et les autorités guinéennes. Le 17 septembre 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) avait interdit avec effet immédiat la diffusion de la chaîne sur le territoire national, après qu’un présentateur eut qualifié le président Mamadi Doumbouya de « président putschiste » lors d’un journal télévisé du 14 septembre. France 24 avait reconnu une « erreur » et présenté ses excuses, sans que cela empêche la suspension. La HAC avait par ailleurs retiré, la veille, l’accréditation du correspondant de l’hebdomadaire Jeune Afrique, Diawo Barry.
Dans sa lettre, Malick Diakité ne fait pas mention de ce contexte et présente son départ comme un choix strictement personnel, précisant que cette décision « ne constitue pas un reniement » de son parcours journalistique.


