Devant la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République a présenté le bilan de la Guinée en moins de trois ans : une nouvelle Constitution, un cycle électoral complet et une série de grands chantiers d’infrastructures. Un discours au ton plus apaisé que celui d’il y a trois ans, mais qui réaffirme la même conviction.

Le chef de l’État guinéen a placé son intervention sous le signe de la « vérité » et du « partage d’éléments factuels ». Rappelant son précédent discours à la même tribune, où il jugeait inadapté un modèle de gouvernance importé sans adaptation, il a déclaré maintenir ce constat, tout en précisant venir « non pour dénoncer » mais pour présenter le chemin parcouru.
Sur le plan institutionnel, Mamadi Doumbouya a mis en avant la nouvelle Constitution, adoptée par référendum et présentée comme une loi fondamentale façonnée par le peuple guinéen. Selon lui, elle renforce la représentation des terroirs et des communautés et reconnaît la pluralité linguistique, religieuse et culturelle comme un fondement de l’unité nationale. Il a ajouté que l’ensemble du cycle électoral (présidentielle, législatives et locales) a été financé à cent pour cent par le Trésor guinéen et qu’aucun scrutin n’aurait connu d’incident significatif, ce qui prouverait, a-t-il affirmé, qu’un pays africain peut organiser seul des élections crédibles et apaisées.

les infrastructures. Le Président a cité plus de mille kilomètres de routes bitumées, le mégaprojet Simandou, présenté comme le plus vaste d’Afrique et « aujourd’hui réalisé », des écoles et des hôpitaux, trois raffineries d’alumine en construction et la plus grande raffinerie d’or du continent en capacité de production. Il a annoncé le programme « Simandou 2040 », conçu comme un levier de transformation de l’agriculture, de l’énergie, de l’éducation, de la santé et de l’industrie, ainsi que l’initiative « Simandou Academy » pour former la jeunesse, qu’il considère comme la principale richesse du pays.

Élargissant son propos, le Président a appelé à un partenariat « gagnant-gagnant », respectueux de la souveraineté des États, citant en exemple des pays d’Asie et du Proche-Orient qui ont adapté l’expérience universelle à leur « génie national ». Il a assuré que la Guinée resterait un partenaire fiable et ouvert.

