Le parquet général près la cour d’appel de Conakry a annoncé l’ouverture d’investigations judiciaires concernant le décès de Rachelle Wrathmall, citoyenne canadienne retrouvée morte à son domicile le 29 juin 2007. Une dénonciation transmise à l’autorité judiciaire guinéenne vise M. Rafiou Sow, ressortissant guinéen résidant à Conakry, dont le nom est cité dans ce dossier.
Conformément aux articles 41, 42, 44 et 759 du code de procédure pénale, le parquet général a instruit le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn de diligenter toutes les investigations nécessaires à la manifestation de la vérité. La direction centrale de la police judiciaire a été saisie à cet effet. L’institution rappelle que l’article 759 permet aux juridictions guinéennes de connaître, sous certaines conditions, des infractions commises hors du territoire national par un citoyen guinéen.

Le 29 juin 2007, Rachelle Wrathmall, âgée de 31 ans, avait été retrouvée sans vie dans son appartement de Lennoxville, dans l’arrondissement de Sherbrooke, tuée par arme blanche. Le dossier, resté non résolu pendant près de deux décennies du côté de la Sûreté du Québec, a refait surface en juin 2026 après une enquête de la journaliste canadienne Isabelle Hachey, du quotidien La Presse, qui a retrouvé M. Sow à Conakry, où il dirige depuis plusieurs années un parti politique. Interrogé sur ses liens avec la victime, l’intéressé avait nié toute relation avec elle avant de mettre fin à l’entretien.
Le parquet général tient à rappeler que M. Sow bénéficie pleinement de la présomption d’innocence, conformément aux principes constitutionnels, aux instruments internationaux ratifiés par la Guinée et au code de procédure pénale, tant qu’une décision de justice définitive n’aura pas établi sa culpabilité. L’institution affirme qu’elle veillera au respect des droits de la défense, du principe du contradictoire et de la dignité du suspect tout au long de la procédure. À ce jour, aucune accusation de meurtre n’a été annoncée publiquement contre lui dans cette affaire, et les autorités québécoises n’ont jamais présenté de preuve publique établissant sa responsabilité criminelle. 
Le parquet général dit vouloir conduire cette procédure « avec toute la rigueur requise par la loi », afin que les responsabilités éventuelles soient établies conformément aux règles de droit.
