La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son verdict ce mercredi dans l’affaire Mohamed Lamine Bangoura. L’ancien président de la Cour constitutionnelle a été reconnu coupable de détournement de deniers publics et condamné à sept ans de prison ferme.
Outre la peine d’emprisonnement, la juridiction spéciale a prononcé une amende pénale de 2 milliards de francs guinéens (GNF) et une peine complémentaire de cinq ans d’inéligibilité. Elle a également ordonné la confiscation de l’ensemble de ses biens situés en Guinée et au Sénégal au profit de l’État guinéen.
Mohamed Lamine Bangoura avait pris la tête de la Cour constitutionnelle après la destitution controversée de feu Kéléfa Sall. Haut magistrat influent sous l’ancien régime, il est perçu comme l’un de ceux ayant rendu possible le troisième mandat contesté d’Alpha Condé. L’institution avait pourtant la charge de valider les scrutins et de veiller au respect de la Loi fondamentale.
Cette condamnation constitue une étape significative dans la série de poursuites engagées par les autorités de transition contre plusieurs hauts responsables politiques et institutionnels de l’ancien pouvoir. Incarcéré depuis 2022, M. Bangoura a déjà passé plus de la moitié de sa peine en détention.

