Pourquoi le Syli joue encore à l’étranger : Ousmane Gaoual Diallo répond à Paulo Duarte

Pourquoi le Syli joue encore à l’étranger : Ousmane Gaoual Diallo répond à Paulo Duarte

Alors que le sélectionneur Paulo Duarte plaide avec insistance pour le retour des rencontres du Syli national en Guinée, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a opposé une réponse ferme en rappelant les réalités économiques et structurelles qui freinent encore ce retour à domicile.

Invité de l’émission Grand Angle sur la RTG, le ministre a défendu la position de l’État face aux revendications du technicien portugais, qui souhaite voir les éliminatoires de la prochaine CAN se jouer devant le public guinéen.

Paulo Duarte a récemment insisté sur l’importance du facteur domicile : « Nous avons besoin de jouer chez nous, le public a besoin de regarder nos matchs en Guinée (…) Les joueurs ont besoin de sentir le public, l’arbitre et les adversaires doivent sentir le pressing. Si nous continuons à faire du Maroc notre maison, tous nos adversaires seront confortables durant nos matchs (…) Nos matchs de qualification pour la prochaine CAN doivent se jouer en Guinée pas au Maroc. »

Mais pour Ousmane Gaoual Diallo, la réalité budgétaire impose de temporiser. « C’est bien beau de dire oui, on veut des stades, mais l’argent des stades, aujourd’hui, c’est l’argent qu’on va prendre à l’école, à la route ou à la santé. L’enveloppe est limitée, les possibilités sont limitées », a-t-il expliqué.

Le gouvernement affirme pourtant poursuivre les travaux de mise à niveau des infrastructures. Le ministre évoque notamment les exigences évolutives des instances internationales qui retardent l’homologation des enceintes guinéennes. « Chaque fois qu’on croit avoir rempli les cahiers de charges, de nouvelles exigences arrivent. Le stade du 28-Septembre a été repris plusieurs fois parce que de nouvelles normes apparaissent à chaque livraison », a-t-il souligné.

Au-delà des chantiers, Ousmane Gaoual Diallo a posé une question de fond : la rentabilité et la vie économique des infrastructures sportives. « Construire des stades coûte très cher, mais vont-ils vivre ? Avons-nous un championnat capable de les faire vivre ? Aucun club aujourd’hui n’est capable de remplir un stade de 50 000 places », a-t-il insisté.

Un constat qui met en lumière les défis structurels du football guinéen : organisation du championnat, développement des clubs et formation des joueurs.
En attendant, le gouvernement assume la continuité des matchs à l’étranger. « Le Syli va encore continuer à jouer à l’étranger le temps nécessaire, mais je pense que ce ne sera plus très long. Les travaux s’accélèrent », a assuré le ministre.

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